Journée de la non-violence éducative

Journée de la non-violence éducative, le 30 avril 2014, dixième anniversaire

En 2004, Catherine Dumonteil Kremer, fondatrice de l’association La Maison de l’Enfant et du groupe de soutien à la parentalité Internet LPC (liste de discussion parents conscients) découvre sur le site américain No Spank l’existence d’un no spank day (ou journée sans fessée) et propose aux parents de la liste de créer cette journée en France.

La journée contre la fessée (devenue journée de la non-violence éducative en 2007) existe donc en France depuis cette date. Cette année est la 11ème édition, le 10ème anniversaire et comme tous les ans, parents et associations, de plus en plus nombreux, se mobilisent et proposent de nombreuses manifestations à travers toute la France aux parents. La Maison de l’Enfant coordonne la journée et rassemble sur une même page depuis 2004 toutes les initiatives pour plus de visibilité, tout en proposant des outils comme le livret « sans fessée, comment faire » traduit en plusieurs langues ainsi que des articles sur son site et une liste de discussion pour aider les parents organisateurs.

La création de Peps le magazine de la parentalité positive en 2012 et des Peps cafés en 2013 a permis d’étoffer l’offre de soutien aux parents tout au long de l’année dans leur désir d’élever leurs enfants sans violence.

Les objectifs de cette journée

Ils sont assez divers. Au long terme, l’organisation répétitive d’une journée complètement prise en main par des parents, peut sensibiliser les pouvoirs publics. Si les parents sont eux mêmes motivés pour avancer dans la compréhension de ce que signifie une éducation respectueuse, on parlera de plus en plus des effets nocifs de la fessée, de la formation des parents, du soutien dont ils ont besoin, de leur rôle fondamental pour l’avenir de la société.

A long terme, on peut aussi espérer que nous tous parents, aimant sincèrement nos enfants parvenions à ne plus les blesser physiquement ou psychologiquement, nous savons que c’est un lourd travail que de se débarrasser des effets de notre propre éducation.

Ce n’est pas en une journée que les parents vont réussir à maîtriser leur pulsions de violence physiques ou verbales.

Nos enfants seront des parents respectueux beaucoup plus aisément que nous-mêmes, cet objectif, est fondamental même si les actions politiques en France ne visent parfois que le court terme.

Sur le long terme encore, nous pouvons espérer une évolution dans les mentalités. En effet l’absence de coups est le degrés zéro du respect, la toute première étape, il y a encore beaucoup à découvrir de l’oppression que subissent les enfants.

A court terme, ce que nous pouvons espérer c’est d’abord la création de liens entre les parents. La diffusion d’une information sur les effets nocifs de la fessée par voie écrite, et par le biais du partage une auto formation autour de la pose de limites respectueuse. Cela peut vraiment permettre aux parents de changer de points de vue, d’entrevoir un autre mode de fonctionnement d’autant plus s’ils se sentent soutenus pour aller dans la direction de l’abandon de la sanction quelle qu’elle soit.

Pour les associations qui participent à cette action, cette journée peut permettre de démarrer un groupe de soutien de parents.

Pour les personnes motivées qui reçoivent des familles amies dans ce cadre vous pourrez poursuivre ce travail de groupe.

Les parents ont besoin de dire à quel point il est difficile d’élever des enfants alors que leurs propres demandes lorsqu’ils étaient petits étaient le plus souvent niées car incomprises des adultes qui les accompagnaient. Si grâce à cette journée les parents trouvent comment satisfaire ce besoin, c’est que la journée a atteint une grande partie de son objectif.

Voici l’ensemble des évènements proposés le 30 avril en France : http://www.wmaker.net/maisonenfant/La-Journee-du-30-avril-fete-ses-10-ans-en-2014_a293.html

Qu’est-ce que la parentalité positive? Il existe plusieurs définition, voici la nôtre.

Une parentalité centrée sur la joie de vivre,  le plaisir d’être ensemble, les besoins de chacun, le soutien sur le chemin de soi. Cette forme de parentalité demande de la  vigilance, un travail de prise de conscience de nos blessures d’enfant pour éviter ainsi toute violence physique et psychologique, même considérée comme légère. Ce qui signifie entre autres  : sans coups, menaces, punitions, sanctions, isolement, ou immobilisation, etc. Le concept de parentalité positive est en évolution permanente, il dépend de prises de conscience qui se font de plus en plus claires, et demandera sûrement des précisions supplémentaires à l’avenir.

Article rédigé par Anne-Marie Bosems et Catherine Dumonteil-Kremer

 

Site de la Maison de l’enfant : lamaisondelenfant.net
Blog de Catherine Dumonteil Kremer : http://www.cdumonteilkremer.com/
Site du magazine Peps : http://pepsmagazine.com/
Liste de discussion parents conscients : http://fr.groups.yahoo.com/group/Parents_conscients
Livret « Sans fessée, comment faire  » : http://www.wmaker.net/maisonenfant/downloads/

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